Le cabinet médical est désormais situé sur Toulon, au 80 Avenue Vauban. Le numéro de téléphone ainsi que les prises en charge proposées demeurent identiques.
Auteur : Alexandre Besset
Nouveaux protocoles et nouvelles indications pour la Stimulation Magnétique Transcrânienne

Publié le 21/01/2020
La recherche est intense et passionnante dans le domaine de la rTMS, en témoigne la quantité impressionnante d’articles scientifiques publiés chaque mois, dont certains dans des revues prestigieuses. Ses effets sont actuellement en cours d’évaluation dans la plupart des pathologies psychiatriques et neurologiques dans de nombreux pays, avec des avancées récentes :
– Un nouveau protocole de stimulation basé sur une très haute fréquence dite de « théta burst » a été validé dans le traitement de la dépression, permettant de réduire considérablement la durée des séances quotidiennes de 37 à 3 minutes, pour un niveau d’efficacité et de tolérance comparable (voir l’article de Blumberger et al., Effectiveness of theta burst versus high-frequency repetitive transcranial magnetic stimulation in patients with depression (THREE-D): a randomised non-inferiority trial, Lancet 2018, https://doi.org/10.1016/S0140-6736(18)30295-2)
– De nouvelles indications thérapeutiques : déjà validée dans la dépression résistante et les douleurs neuropathiques depuis une dizaine d’années, l’efficacité de la rTMS est désormais avérée dans la récupération de la fonction motrice du membre supérieur post-AVC. Dans l’aphasie, la fibromyalgie et le Trouble de Stress Post-Traumatique, l’efficacité est désormais probable (voir l’article de Lefaucheur, Aleman, Baeken et al., Evidence-based guidelines on the therapeutic use of repetitive transcranial magnetic stimulation (rTMS): An update (2014–2018), Clinical Neurophysiology, https://doi.org/10.1016/j.clinph.2019.11.002)
A suivre
Eclairage sur les phobies

Publié le 11/01/2019
Les phobies font partie des troubles anxieux les plus fréquemment rencontrés dans la population générale (prévalence d’environ 20 % sur la vie entière). Elles peuvent parfois entrainer un handicap important, par la mise en place de comportements d’évitement impactant la vie professionnelle (peur des réunions, refus des trajets sur autoroute ou en avion…), sociale (limitation des possibilités de sorties, d’utiliser le bus ou le métro…) voire la santé (impossibilité de se soumettre à un examen biologique, une IRM…). L’autonomie de l’individu étant amoindrie, une thérapie doit pouvoir être proposée.
Les psychiatres considèrent qu’il en existe 3 grands types :
– les phobies spécifiques
– la phobie sociale
– l’agoraphobie
a. Les Phobies spécifiques :
Ce sont les plus fréquentes : plus de 10 % de la population générale présente au moins 1 phobie spécifique au cours de sa vie. Il s’agit de peurs intenses et persistantes, de manière excessive ou déraisonnable, déclenchées par la présence ou l’anticipation d’un objet ou d’une situation spécifique. Elles peuvent entrainer jusqu’à une attaque de panique. Les plus courantes sont :
– la peur d’un animal : arachnophobie (araignées), musophobie (rats), cynophobie (chiens), ailurophobie (chats), ornithophobie (oiseaux), squalophobie (requins), formicophobie (fourmies)…
– l’aviophobie (peur des avions)
– l’acrophobie (peur des hauteurs)
– la claustrophobie (peur des environnements clos)
– l’aquaphobie (peur de l’eau)
– la brontophobie (peur de l’orage)…
b. La Phobie sociale (ou Trouble Anxiété Sociale) :
Il existe un continuum anxieux allant de l’anxiété sociale non pathologique (timidité, trac) jusqu’à la phobie sociale la plus sévère. C’est un trouble anxieux fréquent, concernant 5% de la population générale sur la vie entière. Il s’agit d’une crainte du jugement négatif d’autrui, en situation d’interaction sociale ou d’être observé (en train de boire, de manger) ou dans une situation de performance (s’exprimer en public). Il peut exister une peur de révéler de façon involontaire son état de stress (rougir, bégailler…). Un évitement de certaines situations sociales peut se mettre en place et entrainer un handicap fonctionnel parfois important, pouvant aller jusqu’à la perte d’emploi, la rupture scolaire voire l’isolement social.
c. L’Agoraphobie :
Ce trouble anxieux est relativement fréquent : 2 % de la population. Il se base sur la croyance erronée de l’existence d’un risque pour la santé lors de la survenue d’une attaque de panique, avec la crainte de ne pas pouvoir obtenir rapidement une aide médicale ou parvenir à se calmer. Il est accentué dans les lieux d’où il est difficile de s’extraire rapidement (foule, grands magasins, conduite sur autoroute, transports en commun…) mais, s’agissant d’une peur de ses sensations physiques de stress, il peut survenir n’importe quand et n’importe où. Le retentissement fonctionnel peut parfois être important, en raison de la possibilité d’un repli au domicile.
Thérapies par Exposition en Réalité Virtuelle : désormais accessibles au cabinet
Un traitement innovant de la dépression arrive au cabinet : la Stimulation Magnétique Transcrânienne

Publié le 21/09/2017
Disponible depuis Novembre 2017, vous trouverez les informations générales sur cette page. Pour toute question complémentaire sur la rTMS ainsi que pour le tarif, vous pouvez contacter le secrétariat par téléphone au 04 94 32 45 65 ou bien laisser un message dans ce post auquel je répondrai rapidement.
Comment traiter la dépression ?

Publié le 19/06/2017
Pourquoi faire ?
Parce que la dépression est une pathologie, un trouble de l’humeur, en lien avec des dysfonctionnements cérébraux qu’il convient de rééquilibrer pour réduire sa souffrance morale, son incapacité, la durée de l’épisode, voire le risque suicidaire. L’objectif thérapeutique doit être maximaliste, c’est-à-dire obtenir la guérison totale ou retour à l’état antérieur.
Comment ?
– Les Psychothérapies
Elles sont toujours indiquées, allant du simple soutien à des psychothérapies plus construites comme les thérapies cognitivo-comportementales, soit seules dans les dépressions d’intensité légère, soit en association avec un traitement médicamenteux dans les formes modérées à sévères.
– Les Antidépresseurs sont les traitements de référence des états dépressifs majeurs. Ils sont censés agir sur le dysfonctionnement de certaines zones cérébrales à l’origine de l’état dépressif, en lien avec la modification de l’activité de certains neurotransmetteurs dont en premier lieu la sérotonine. En 1ere intention, on utilise des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS). En 2nde intention, ou d’emblée dans les cas très sévères, on utilise des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSNA) voire des tricycliques. Il existe également certains antidépresseurs de mécanismes peu élucidés ainsi que de nouvelles familles (mélatoninergiques…).
– Certains Antipsychotiques Atypiques sont recommandés en cas de dépression résistante (c’est-à-dire ne répondant pas à au moins 2 antidépresseurs bien conduits), toujours en association avec un antidépresseur, pour venir compléter voire potentialiser les effets de ce dernier.
– Les techniques de neurostimulation non invasives :
. La Stimulation Magnétique Transcrânienne est une technique utilisée depuis de nombreuses années dans le domaine du diagnostic neurologique, adaptée depuis une quinzaine d’années pour permettre une utilisation thérapeutique car permettant de modifier durablement l’activité neuronale de certaines zones du cortex cérébral. Son efficacité est désormais avérée dans plusieurs pathologies dont la principale est la dépression résistante, avec comme avantage de ne présenter que très peu d’effets indésirables potentiels.
. La Sismothérapie est utilisée dans le traitement d’urgence des états dépressifs sévères d’allure mélancoliques avec caractéristiques délirantes ou stuporeuses, ou bien en 3eme intention dans les états dépressifs sévères résistants.
La dépression : kézako ?

Publié le 29/05/2017
« L’humeur est cette disposition affective fondamentale, riche de toutes les instances émotionnelles et instinctives, qui donne à chacun de nos états d’âme une tonalité agréable ou désagréable, oscillant entre les deux pôles extrêmes du plaisir et de la douleur. »
Jean Delay (1907 – 1987), psychiatre, neurologue et écrivain français
La dépression est la plus fréquente des pathologies psychiatriques, représentant la 1ère cause de handicap dans le monde (Rapport OMS 2004). Chaque individu a entre 5 et 25% de risque de présenter au moins un épisode dépressif dans sa vie.
Les symptômes dépressifs ne sont pas spécifiques de ce trouble, c’est leur vision d’ensemble qui permet de poser le diagnostic d’état dépressif. La symptomatologie est dominée par ce sentiment de tristesse ou par une perte de la sensation de plaisir (anhédonie), à l’origine d’une perte d’envies et d’initiatives (aboulie) voire d’une perte de l’élan vital pour les formes sévères. La fatigue (asthénie) est quasiment toujours retrouvée, et particulièrement évocatrice lorsqu’elle prédomine le matin avec une amélioration spontanée en fin de journée. On retrouve le plus souvent une modification du contenu des pensées, par une reconstruction négative du passé, des idées de culpabilité ou dautodévalorisation exagérées, un pessimisme voire des idées d’incurabilité, favorisant des ruminations mentales plus ou moins envahissantes, pouvant aller jusqu’à la production d’idées suicidaires ou délirantes (ruine, indignité). Des symptômes anxieux sont très fréquemmment associés et constituent souvent le premier motif de la consultation chez un médecin.
Dans les formes modérées à sévères, il peut apparaître un ralentissement psychomoteur marqué par des troubles de l’attention et de la concentration, des troubles de la mémoire, pouvant mener à un état d’indécision voire de perplexité, une élocution ralentie et monocorde, une pauvreté de la gestuelle et de l’expressivité faciale, pouvant aller jusqu’à une diminution des conduites élémentaires d’hygiène et d’alimentation (incurie), un confinement au lit (clinophilie) et à l’extrême un mutisme ou un état stuporeux.
Il existe très souvent des perturbations des conduites instinctuelles, soit une perte d’appétit (anorexie dans 90% des cas) soit un excès d’appétit (hyperphagie dans 10% des cas), des troubles du sommeil en général à type de réveil précoce ou parfois à type d’hypersomnie, une baisse du désir sexuel (perte de la libido).
On retrouve également fréquemment un sentiment d’ennui, d’anesthésie affective où le patient est hyporéactif aux stimuli agréables, ou au contraire une irritabilité, un aspect de labilité émotionnelle, une douleur morale avec crises de larmes parfois inexplicables.
La dépression peut se compliquer par l’apparition ou la majoration de conduites addictives (alcool, anxiolytiques, stupéfiants), un retentissement social et professionnel important (isolement, perte d’emploi, chômage), la récidive ou l’évolution vers un trouble dépressif chronique, la mise en jeu du pronostic vital principalement en raison du risque suicidaire.
Questions
Bienvenue dans mon blog ! Il me permet de répondre à certaines de vos questions dans le domaine de la psychiatrie et de partager sur ma pratique professionnelle.

