
Publié le 11/01/2019
Les phobies font partie des troubles anxieux les plus fréquemment rencontrés dans la population générale (prévalence d’environ 20 % sur la vie entière). Elles peuvent parfois entrainer un handicap important, par la mise en place de comportements d’évitement impactant la vie professionnelle (peur des réunions, refus des trajets sur autoroute ou en avion…), sociale (limitation des possibilités de sorties, d’utiliser le bus ou le métro…) voire la santé (impossibilité de se soumettre à un examen biologique, une IRM…). L’autonomie de l’individu étant amoindrie, une thérapie doit pouvoir être proposée.
Les psychiatres considèrent qu’il en existe 3 grands types :
– les phobies spécifiques
– la phobie sociale
– l’agoraphobie
a. Les Phobies spécifiques :
Ce sont les plus fréquentes : plus de 10 % de la population générale présente au moins 1 phobie spécifique au cours de sa vie. Il s’agit de peurs intenses et persistantes, de manière excessive ou déraisonnable, déclenchées par la présence ou l’anticipation d’un objet ou d’une situation spécifique. Elles peuvent entrainer jusqu’à une attaque de panique. Les plus courantes sont :
– la peur d’un animal : arachnophobie (araignées), musophobie (rats), cynophobie (chiens), ailurophobie (chats), ornithophobie (oiseaux), squalophobie (requins), formicophobie (fourmies)…
– l’aviophobie (peur des avions)
– l’acrophobie (peur des hauteurs)
– la claustrophobie (peur des environnements clos)
– l’aquaphobie (peur de l’eau)
– la brontophobie (peur de l’orage)…
b. La Phobie sociale (ou Trouble Anxiété Sociale) :
Il existe un continuum anxieux allant de l’anxiété sociale non pathologique (timidité, trac) jusqu’à la phobie sociale la plus sévère. C’est un trouble anxieux fréquent, concernant 5% de la population générale sur la vie entière. Il s’agit d’une crainte du jugement négatif d’autrui, en situation d’interaction sociale ou d’être observé (en train de boire, de manger) ou dans une situation de performance (s’exprimer en public). Il peut exister une peur de révéler de façon involontaire son état de stress (rougir, bégailler…). Un évitement de certaines situations sociales peut se mettre en place et entrainer un handicap fonctionnel parfois important, pouvant aller jusqu’à la perte d’emploi, la rupture scolaire voire l’isolement social.
c. L’Agoraphobie :
Ce trouble anxieux est relativement fréquent : 2 % de la population. Il se base sur la croyance erronée de l’existence d’un risque pour la santé lors de la survenue d’une attaque de panique, avec la crainte de ne pas pouvoir obtenir rapidement une aide médicale ou parvenir à se calmer. Il est accentué dans les lieux d’où il est difficile de s’extraire rapidement (foule, grands magasins, conduite sur autoroute, transports en commun…) mais, s’agissant d’une peur de ses sensations physiques de stress, il peut survenir n’importe quand et n’importe où. Le retentissement fonctionnel peut parfois être important, en raison de la possibilité d’un repli au domicile.

Par misterlolo le 12/10/2021
Bonjour,
Il m’est impossible de conduire sur l’autoroute depuis plus de 15 ans. Cela m’handicape fortement. J’ai déjà essayé l’hypnose et la tcc en vain.
Je vois que vous faites de la réalité virtuelle. Mais avec le covid est-ce toujours interrompu ?
Auriez-vous d’autres solutions pour me débarrasser de cette phobie ?
Cordialement,
M. COSTA Laurent
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Par Dr Alexandre Besset le 12/10/2021
Réponse à misterlolo :
Bonjour,
La prise en charge reconnue comme efficace dans le traitement des phobies repose sur les thérapies cognitives et comportementales. La réalité virtuelle utilise ces TCC en permettant d’insérer dans le protocole thérapeutique d’expositions progressives des paliers supplémentaires. Je ne peux vous la proposer pour le moment dans le contexte d’épidémie COVID mais j’ai bon espoir de pouvoir reprendre dans les mois qui viennent.
Cordialement
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Par Emilie le 13/10/2021
Bonjour,
Psychologue sur Cannes, je viens de tomber sur votre page en m’intéressant à la neuromodulation et la proximité départementale permettrait de vous adresser des patients résistants ou parfois des situations complexes chez les adolescents à partir de 16 ans qui développent des comorbidités handicapantes dans certains troubles de la personnalités.
Pensez-vous qu’il est possible d’en savoir plus sur vos méthodes, voir même de visiter votre clinique ?
Bien cordialement,
Emilie Montourcy
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Par Dr Alexandre Besset le 13/10/2021
Réponse à Emilie :
Bonjour,
Les phobies n’entrent pas actuellement dans les indications de la rTMS. L’indication la plus fréquente concerne les troubles dépressifs résistants avec un protocole nécessitant des séances quotidiennes pendant 4 à 6 semaines qui me semble compliqué à organiser depuis un autre département. Je reste cependant à votre disposition pour tout échange ou présentation de ma machine (j’exerce en cabinet médical).
Cordialement
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